Titre: Le Rugissement
Dimensions : 36 x 36 po
Temps : 87 heures
Avec encadrement : 38 x 38 po
Encadrement : Noir flottant 1po
Médium : Huile sur toile
- Collection Privée
- Tous droits réservés
Wanita - Émergence
Depuis un bon moment déjà, je cherchais à exprimer un sentiment fort. Une présence qui ne se laisse pas contenir. Quelque chose de brut, de viscéral.
En Wanita, j’ai trouvé cette intensité.
Femelle tigre de Malaisie, née le 3 octobre 2017 à Prague, elle vit aujourd’hui au Natur’Zoo de Mervent. Captée par la lentille de Sharon Hans Photography, son regard s’est imposé dès le premier instant.
Ce qui m’a saisie, c’est la tension. Dans la gueule, dans l’ouverture des mâchoires, dans cette frontière fragile entre calme et rugissement. La construction de la bouche donne toute l’émotion à l’œuvre. Chaque plan, chaque ombre, chaque transition devait soutenir cette puissance sans l’exagérer.
Regard de feu
Je voulais que la présence s’impose d’elle-même.
Pas dans l’excès, mais dans la vérité.
Wanita incarne cette force sauvage qui n’a pas besoin d’artifice. Une énergie contenue, prête à éclater, mais parfaitement maîtrisée.
L’œuvre a d’ailleurs touché avant même d’être achevée, elle est déjà réservée.
Chroniques d'un pinceau
1ere couche
3 au 10 décembre 2025
La première couche est toujours une étape déterminante. C’est à ce moment que les formes s’installent, que les couleurs trouvent leur place et que l’atmosphère du tableau commence à émerger.
Pour Wanita, cette étape m’a demandé 15,48 heures de travail. Peu à peu, son regard s’est affirmé, les volumes ont pris forme et son rugissement a commencé à se révéler. Même si les détails viendront plus tard, l’essentiel de son caractère est déjà bien présent.
J’aime particulièrement ce moment du processus. Tout est encore en construction, mais le tableau laisse déjà entrevoir ce qu’il deviendra. C’est une étape remplie de promesses, où chaque coup de pinceau prépare ceux qui suivront.
2e couche
15 au 21 avril 2026
Le moment est venu de passer à la deuxième couche. Avant de poursuivre, j’ai d’abord réalisé un oiling out, une étape qui permet de redonner de la profondeur aux couleurs et de retrouver une surface uniforme avant de reprendre les pinceaux.
Cette nouvelle phase m’a demandé 41 heures de travail. Peu à peu, les contrastes se sont accentués, les textures se sont enrichies et chaque détail est venu renforcer la présence de Wanita. À ce stade, le tableau gagne en profondeur et l’intensité de son regard commence réellement à s’imposer.
Les fondations sont maintenant bien en place, ce qui me permet de consacrer toute mon attention aux nuances, aux textures et à cette lumière qui donne progressivement vie au sujet.
Derniers coups de pinceaux
Les derniers coups de pinceau sont souvent les plus minutieux. Chaque intervention est réfléchie, car quelques détails suffisent parfois à donner toute sa présence au sujet.
Pour Wanita, cette ultime étape m’a demandé 25,55 heures de travail. Les moustaches ont été parmi les toutes dernières à être peintes. Leur finesse exige une précision absolue. Je réalise souvent que je retiens même mon souffle au moment de les tracer, tant le geste doit être sûr et délicat.
À ce stade, il ne s’agit plus de transformer le tableau, mais de l’amener doucement à son équilibre. Après toutes ces heures passées devant le chevalet, voir Wanita enfin achevée est un moment particulièrement satisfaisant.



